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La Saga d'Eric le Rouge
&
La Saga de Karlsefni
LES NORMANDS EN L'AN MIL
illustrés par Pierre JOUBERT

Découvrez une édition artisanale, on dit aussi «de Bibliophilie» des voyages en drakkar jusqu’en Amérique du Nord de deux intrépides navigateurs vikings Erik le Rouge le «Groenlandais» et Karlsefni «l’islandais» illustrée par Pierre Joubert.

C'est avec une grande émotion que nous vous invitons à voyager grâce aux "sagas scandinaves" dans l'univers de Pierre Joubert. Il s'est en effet éteint quelque temps après avoir terminé les originaux de cet ouvrage.

 



Pierre JoubertPierre Joubert commença tardivement sa carrière d'illustrateur pour la Bibliophilie et fut accueilli avec enthousiasme par les collectionneurs que séduisait son art exceptionnel du trait du mouvement et de la mise en scène.

Dans nos livres précédents, "L'Histoire des Ordres de Chevalerie", "La Légende de Siegfried", "Le Dît du Prince Igor" ou dans celui-ci "Les Normands en l'An Mil" il savait choisir le moment de l'Histoire qui convenait le mieux à l'illustration, et donnait alors le meilleur de son talent.
Metteur en scène incomparable, créateur fertile en idées toujours renouvelées, il travaillait ses dessins, ses aquarelles comme un orfèvre ses joyaux. L'arrangement des scènes, les attitudes, les gestes sont justes, expressifs, parfois dramatiques.
L'œuvre est nourrie d'une grande documentation historique et devient ainsi un témoignage de premier ordre pour la civilisation et les mœurs d'une époque rendue plus proche par l'impression de vie intense et réelle qui s'en dégage.

Pierre JoubertIl a consacré, on le sait une grande partie de sa vie au scoutisme. Comment ne pas apprécier ses héros qui enchantèrent notre enfance? Visages ouverts, clairs regards, ils défendent le droit, pourfendent l'injustice, chantent la chrétienté.
Baden-Powell disait du scoutisme:" c'est l'école buissonnière bien ordonnée". Nous lui avons fait quitter les pistes,et il s'est engagé chez nous dans "l'édition d'Art buissonnière" pendant les treize dernières années de sa vie. D'un artisan du livre à l'autre, des horizons techniques différents lui apparurent dans la grande tradition française du livre. Cela lui permit des expériences nouvelles dans la grande joie de son esprit jeune curieux et vif.

Nous regrettons son grand talent, son humilité et sa présence.

Partons le retrouver à présent en compagnie des grands navigateurs vikings, à la conquête des terres nouvelles, sur ces drakkars qu'il aimait tant.


 



Pierre JoubertDeux illustres légendes scandinaves présentées par le Lieutenant Colonel Langlois qui rappelle l’importance de la civilisation nordique aux alentours de l’an mille:

«La Saga d’Eric le rouge’’ et "La Saga de Karlsefni»

Les sagas scandinaves sont des récits transmis de génération en génération dans les pays des northmen ou normands et relatés par des poètes qui sont l’équivalent de nos troubadours.

Ces récits évoquent le plus souvent les voyages de ces extraordinaires marins qui forent notamment à l’origine de la découverte du Groenland et (peut-être) de l’Amérique.

L’Analyse de la Saga d’Eirik fait ressortir certains caractères que nous mettrons plus tard en parallèle avec eux de la Saga de Karlsefni

Elle s’ouvre par un long exposé de la vie d’Eirik le Rouge et de sa découverte du Groenland, ainsi que de sa colonisation qui tient une place considérable. Elle s’étend longuement sur l’éducation de Leif et de ses voyages. Elle met à son compte l’introduction du Christianisme, ce qui en soit seul, était un grand titre de renommée au moyen âge.

En ce qui a trait plus spécialement à la découvert de l’Amérique, c’est à Bjarni, un comparse qu’en revient l’honneur. Honneur toutefois bien diminué du fait qu’il ne chercha même pas à reconnaitre les terres aperçues par hasard, ce qui fut l’œuvre de Leif.

Les «Groenlendinga pattr», ainsi que leur nom l’indique relatent surtout les hauts faits des Groenlandais, Leif, Thorvald, Thorstein, voire Freydis. Pour cette dernière, il ya évidemment un mélange de crimes et d’audace dont Leif réprouve une partie, mais vis à vis desquels la plupart des contemporains ne devaient pas ressentir la même horreur. Nous somme toujours parmi les pirates du Nord, pour qui le meurtre se rachetait par une faible amende.

Quelques pages seulement sont consacrées au voyage de Karlsefni. Ses aventures sont présentées d’une façon terne à coté de celles de la famille d’Eirik. Tout y est facile, presque insignifiant. Le meuglement d’un taureau et un petit combat suffisent pour les débarrasser des Skroelings. On verra une autre image autrement dramatique de ces affaires dans l’autre saga. En fin de compte, inquiet du voisinage de ces redoutables indiens. Karlsefni, préfère rentrer au pays après fortune faite.

En somme la famille d’Eirik tient les grands rôles, celui de Karlsefni est plutôt diminué. N’était la conclusion, on aurait la complète impression que la Saga est un chant presque exclusivement à la gloire des Groenlandais.

Pierre JoubertMais la susdite conclusion même peut n’être qu’une adjonction faite à l’époque ou la Saga fût c transcrite en Islande. Alors que le Groenland commençait à tomber dans l’oubli et que par contre la famille de Karlsefni était en pleine grandeur. En tous cas, les quelques lignes de la fin ne modifient pas la tendance générale: la Saga d’Eirik le Rouge célèbre par dessus tout cet homme illustre et sa famille. Ne pouvant passer sous silence le rôle de Karlsefni, le scribe ne lui accorda qu’un minimum d’intérêt et lui enlève tout coté héroïque.

C’est précisément l’inverse que l’on verra dans la Saga qui suit, la Saga de Thorfin Karlsefni.

L’analyse de la Saga de Karlsefni met en relief une tendance principale: faire briller son héros principal: Karlsefni. Quelque peu aux dépens de celui que célèbre la Saga d’Eirik: Leif. La comparaison seule des péroraisons des deux récits est déjà édifiante.

Dans l’ensemble aussi bien dans la Saga de Karlsefni que dans le Flatey Bok, le rôle d’Eirik le Rouge reste en relief. C’était justice puisqu’il fut le découvreur, l’initiateur, et qu’à lui remonte toute l’aventure. Mais hormis ce point dans la Saga de Karlsefni la famille d’Eirik passe au second plan. Leif, par exemple ne trouve le Vinland que par l’effet d’une dérive due à la tempête. C’est le rôle de Bjarni dans la Saga d’Eirik. Les autres membres sont des comparses ou des personnages odieux comme Freydis.

La grande vedette c’est Karlsefni. Le tableau est poussé si loin, qu’au retour de son expédition au Groenland, il n’est plus question ni d’Eirik, ni des siens. Le scalde les efface dans le rayonnement de la gloire de son héros.

Karlsefni est dépeint comme un habile commerçant, un marin audacieux et dans ses aventures avec les Skroelings, comme un chef militaire avisé. Tous titres de gloire particulièrement appréciés chez le Normands.

Son itinéraire quelque peu différent de celui de Leif, longe les mêmes cotes et aboutit ç une contrée qui ne doit pas être fort lointaine du Vinland de Leif, qui se trouve vraisemblablement sous la même latitude, mais ou Karlseifni, avoue implicitement n’avoir pas retrouvé les huttes de Leif, comme les autres aventuriers l’ont fait.

Arrivé au Straumfjord, il n’ose penser qu’il est au Vinland, bien qu’il ait trouvé de la vigne. il ne semble pas certain d’avoir atteint le but qu’il s’était proposé en partant du Groenland, puisque quittant le Straumfjord, il va plus au Sud ou il trouve le Hôp. Il laisse Thorvald partir vers le Nord-est a la recherche des huttes de Leif.

Des analyses des deux sagas on peut maintenant, tirer les conclusions suivantes:

Il n’y a qu’une série de voyages en Amérique. Ils forment le fond commun, mais ils sont relatés d’une façon légèrement différente dans chaque Saga. Au cours de ces voyages, les navigateurs ont suivi des itinéraires sensiblement voisins et ont du aboutir à des régions sans doute peu éloignées l’une de l’autre.

Plusieurs de ces voyages furent faits par des Groenlandais apparentés à Eirik, un autre par des islandais conduits par Karlsefni, de passage au Groenland et qui revint en Islande.

Pierre JoubertLes Scaldes groenlandais ou islandais recueillirent de ces voyages des versions foncièrement semblables, mais la distribution des rôles des acteurs y varia selon que les scaldes appartenaient à la client-le de l’un des groupes groenlandais (famille d’Eirik) ou islandais (famille de Karlsefni). Ils les arrangèrent selon leurs tendances, leur désir de plaire à leurs commensaux ordinaires pour la plus grande gloire de leurs favoris ou de leurs descendants.

Tout ceci forme une thèse que l’on trouve dans les ouvrages récents Steensby Hovgaard et surtout dans Fossum. Basée sur une explication plus large et plus réaliste des textes, elle permet de mettre fin à une querelle inféconde qui consistait à opposer les textes et par conséquent à négliger l’un au profit de l’autre, sans intelligence pour l’intelligence générale des faits.

Si l’on en admet les grandes lignes les différences s’atténuent. Les évènements s’expliquent tout simplement. Il en résulte une double localisation du Vinland depuis longtemps soupçonnée, mais nettement exposée dans les dernières œuvres seulement.

Les explications des divergences ne manquent pas et on les trouvera développées dans la troisième partie.

Dégagée de toutes les enjolivures, des interpolations probables, la Saga de Karlsefni donne l’aspect d’un récit qui se tient. Les grandes lignes des faits ne différent guère de la Saga d’Eirik. Le Hôp de Karsefni, comme le Vinland de Leif, se trouvaient quelque part au Sud-ouest du Groenland, sur la côte américaine. Les itinéraires suivis pour aller à l’une ou à l’autre région sont peur différents. Les pays rencontrés ont les mêmes caractéristiques.

Au Vinland comme au Hôp, même climat, même flore, mêmes Kroelings.

L’ensemble des expéditions n’embrasse qu’une période assez courte, dix à douze ans au maximum, on pouvait donc s’attendre à ce que les relations ne présentassent pas de grandes dissemblances. C’est ce qu’on peut constater en ce qui concerne le fond tout au moins, dans les deux sagas. La passion a pu faire mettre l’honneur de l’aventure au compte de l’un aux dépens de l’autre, le fait reste le même;

L’important pour nous ne réside pas dans une querelle de clans, ou une querelle littéraire, qui peut intéresser des spécialistes. Le résultat qui nous attire se trouve dans les faits c’est la possibilité d’affirmer que les Normands ont atteint à plusieurs reprises la côte américaine au Xème siècle.


Chaque planche aquarellée à la main
Une Fabrication Unique
Un Album de bibliophilie illustré par Pierre JOUBERT


Pierre Joubert

Compte tenu des spécificités de ces livres, les informations éventuelles sont assurés par l’éditeur lui-même, spécialisé depuis plus de 40 années dans la diffusion des «Illustrés Modernes». On nomme ainsi (depuis la fin du XIXéme siècle) des ouvrages numérotés dont les illustrations sont reproduites manuellement (lithographies, gravures ...). Pour le sujet qui nous occupe la mise en couleurs a été effectuée par les Ateliers du Lys, par l’ancienne méthode du pochoir qui permet de gouacher et aquareller les planches.

C’est tardivement dans la vie de Pierre Joubert qu’a commencé la fructueuse collaboration avec les Editions du Rameau d’Or. Cinq livres ont ainsi été créés dans les 10 dernières années de la vie de l’Artiste.

«Les Normands en l’An Mil» est le dernier d’une série de 5 livres toujours liés au Moyen Age. L’artiste s’étant éteint peu de temps après avoir fourni les originaux.

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UNE DIFFUSION HORS LIBRAIRIE POUR UN LIVRE HORS NORMES
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